mercredi 28 octobre 2009

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Un ange parle :


Le temps est venu de bousculer
Les habitudes,
De secouer ce qui est figé:
La Terre va trembler
Au rivage des Brumes !
Les vagues éclateront !
Les rochers danseront !
Le temps est venu
De détruire le pont de pierre !
Les trois piliers s’écrouleront !
Si la graine ne meurt,
Elle restera stérile.
En mourant, elle donnera la Vie !


Il faut que vive le VRAI PONT !
Le pont nouveau,
Reliant le visible à l’invisible.
Il faut que germent vos pensées !
S’éveillant de leur long sommeil,
Se frayant un chemin entre les pierres,
Qu’elles émergent à l’air libre !
Qu’elles se nourrissent de lumière !
Trouvant leurs formes véritables,
Trouvant leurs forces vigoureuses,
Pour édifier le pilier central,
Pour écarter le rideau de brume…
Le pont nouveau sera la guérison
Des maladies de ce temps.
Mais les maladies sont graves,
La Terre frisonne de tout son Etre !
Entre ce qui descend et ce qui s’élève,
Cherchez votre place !
Entre ce qui fut et ce qui sera,
Cherchez votre place !


C’est le temps des bourgeons,
Qui s’éveillent sur le bois mort.
C’est le temps des graines qui meurent,
Donnant naissance aux germes nouveaux,
Donnant vie à l’avenir
Qui portera des fruits …
Laissez les graines se perdre !
Cherchez vers ce qui vient !
Laissez l’avenir se trouver !


Apprenez à lire !
Apprenez à déchiffrer
Ce que le Ciel dit à la Terre,
Ce que la Terre dit au Ciel !
Apprenez à vous nourrir
De la sagesse de ce dialogue !


Extraits de
VERS CE QUI VIENT
(quatre imaginations pour une respiration de la Terre)
De Jacques Walther






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mardi 27 octobre 2009

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Prière de Saint Augustin



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Que j'ai commencé tard à vous aimer
ô beauté si ancienne et à la fois si nouvelle
que j'ai commencé tard à vous aimer !
Vous étiez au dedans de moi...
Mais, hélas, moi j'étais dehors...

C'était en ce dehors que je vous cherchais, sans le savoir...
Je courais avec ardeur après ces beautés changeantes et périssables
qui ne sont que des ouvrages...et des ombres de la Vôtre...

Pendant que je faisais périr misérablement
toute la beauté de mon âme
et que je la rendais par mes désordres, monstrueuse et difforme
Vous étiez avec moi, mais je n'étais pas avec vous...

Car ces beautés
qui ne seraient point du tout si elle n'étaient en Vous
m'éloignaient de Vous...

Vous m'avez appelé, Vous avez crié
Vous avez ouvert mes oreilles et mon cœur
en rompant, en brisant tout....ce qui me rendait sourd...

Vous avez chassé toutes les ténèbres
qui rendaient mon âme aveugle
au milieu de Votre Lumière même...

Vous m'avez fait sentir l'odeur incomparable de Vos parfums
et j'ai commencé à ne respirer que Vous
et à soupirer après Vous...

J'ai goûté la douceur de Votre Grâce...

Lorsque je serai uni à Vous
dans toutes les puissances et les parties de mon âme
je ne sentirai plus de travaux ni de douleurs
et ma vie sera toute vive et pleine de vie
lorsqu'elle sera toute pleine de Vous.









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mercredi 21 octobre 2009

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"J'aimerais penser à vous sans pleurer.
J'aimerais me cacher dans le manteau de Dieu.
La lucidité octroie une souffrance terrible,
en particulier elle empêche la louange.

Quel passage, quel péril faut-il traverser
pour que les yeux, démesurément ouverts, blessés,
deviennent émerveillés, noyés
dans la contemplation ?
Comment passer de la lucidité qui dénude,
qui laisse toute chair à vif,
à la lumière dansante et pourtant immobile
de la contemplation ?

Les yeux immensément ouverts sur l'horreur
qui se font douceur, qui n'ont plus mal,
qui voient derrière.
Derrière l'horreur. Les yeux immensément éblouis.
Derrière le voile, l'or ruisselle, inespéré.

Dès lors les yeux ne peuvent plus se détacher
de cette lumière qui fait le tour de tout
comme le manteau de Dieu,
la lumière qui fait la chair de tout,
la lumière qui embrasse, oui, m'embrasse
moi si pauvre.
Mes yeux ne voient plus.
Ils sont vus. Touchés par l'éternel.
Mais ils pleurent en pensant à vous.

Juste avant de sauter dans la fournaise d'amour,
dans l'océan sans fond de l'amour,
je voulais vous offrir ces quelques mots égratignés,
mes larmes,
et ce qui sur terre n'a pas encore trouvé de nom.
Juste avant
la lumière de magnificence.
Dieu comme je vous aime et je vous pleure,
juste avant."

extrait
"Le Manteau de Magnificence"

de Jacqueline Kelen




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Dans un pays où la terre semble vouloir rejoindre le ciel, une femme avance sur le chemin de la Vie.

Cela fait déjà bien des jours qu’elle a quitté la vallée. Les arbres se sont faits plus rares puis, ils n’ont plus été. Les animaux, les oiseaux, les fleurs, les brins d’herbe, ont à leur tour, disparu. Elle s’est retrouvée seule à se dresser sur le versant de la montagne. Petit à petit, son dos s’est courbé. Ses pas se sont faits moins grands, plus hésitants.

Il fait si froid. Mais elle sait qu’il lui faut avancer, sur ce chemin qui s’offre à elle et que ses pas effacent aussitôt.

Elle se sent si seule. Il n’y a que le vent et cette montagne qui parfois roule sous ses pieds et la fait trébucher. Mais à chaque fois, elle se relève car elle sait que le courage et la persévérance sont nécessaires dans ce voyage qu’elle a entrepris. La joie aussi devrait être là, mais elle l’a perdue dans la vallée.

Plus elle monte, plus elle sent ses désirs, ses attentes s’envoler.

Le sentier brusquement disparaît. Un inconnu, noir et effrayant s’offre à elle. Plus rien n’éclaire ce qui vient.

Le vent aurait-il aussi emporté son espoir ?

Elle regarde le néant qui s’ouvre devant elle.

Il suffirait de se laisser tomber,
de tout abandonner,
et

peut-être

s’envoler.


Le doute l’envahit. Se serait-elle égarée ?

Elle tend la main,
pour essayer de saisir demain.
Mais ne rencontre que le vide.

Doucement,
elle glisse son pied en avant
sur un sol qui se dérobe.


La quête qu’elle a entrepris, il y a bien longtemps, s’arrête peut-être là. Elle est si épuisée.

Elle tombe à genoux et ferme les yeux, souhaitant s’endormir et peut-être, réussir à oublier.

Elle a si mal.
Mais la Vie se met à souffler et l’a fait vaciller.
Elle se retrouve seule sur une pierre, flottant dans le noir.
Le temps a lui aussi disparu.
Elle lève les yeux, implorant le ciel qu’il l’oublie, elle aussi.

Elle n’est qu’un grain de poussière
dans l’immensité.


Soudain, des flocons de neige tombent autour d’elle. Elle n’en a jamais vu d’aussi gros, d’aussi beaux. Elle caresse ces flocons qui, en poursuivant leur route, lui laissent une partie d’eux-mêmes, habillant son corps nu, d’un voile de lumière.

Ses pieds s’enfoncent dans la pierre,
s’enfoncent dans la neige,
dans un énorme flocon
qui semble si léger.
Va-t-il lui aussi tomber ?


[...] elle est seule dans le noir sur un flocon qui reflète une lumière, … la lumière qu’elle porte en elle.
Elle comprend soudain que ce dernier flocon, elle doit le laisser tomber.

A ce moment là, une porte s’ouvre devant elle. Un être immaculé aux ailes diaphanes apparaît dans la lumière et s’avance vers elle.

Il lui tend la main,
l’invitant dans demain.


« N’aie pas peur ! »
Que ce qui doit être, soit ! »










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dimanche 18 octobre 2009

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L'Hymne de la Fleur
extrait

Je suis un mot que profère puis reprend la nature
et qu'elle cache en son coeur, puis redit.
Je suis une étoile tombée de la toile azurée sur le tapis vert.

Je suis la fille des éléments,
conçue par l'hiver,
enfantée par le printemps,
élevée par l'été
et endormie par l'automne.

Je suis le cadeau des amoureux,
la couronne des noces
et le dernier présent d'un vivant à un mort

Le matin, je participe avec la brise à annoncer la venue de la lumière.
Le soir, je m'associe avec les oiseaux pour lui faire mes adieux.

Je me balance dans les plaines pour les orner
et soupire dans l'air pour le parfumer.

Quand j'enlace le sommeil,
la nuit me regarde de ses mille yeux et,
quand je me réveille,
je regarde avec l'unique oeil du jour.

Je bois la rosée du matin comme du vin,
j'écoute les chants des merles
et je danse au rythme des ovations de l'herbe.

...

KHALIL GIBRAN






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mercredi 14 octobre 2009

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Le mot, à l'image de l'homme,ne demande qu'à être Ouvert
pour offrir ses Couleurs, sa Saveur, son Parfum, son Chant ...sa Lumière ...
Il appelle lui aussi à Naître Verbe dans le Regard ...
Pour mon Coeur tout mot est sacré, puisqu'il porte la Vie,
même si certains sont lumineux
et d'autres très noircis...
tout comme les hommes ...





Il y a pour moi, pensées et Pensées
Celles qui portent leur majuscule sont l'aboutissement des premières
qui descendues dans le Jardin du Coeur,
Nourries par notre Terre et les Larmes de notre Ciel
sous la lumière de la Présence
se sont Métamorphosées ...





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mardi 13 octobre 2009

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Il est un Regard qui se Veut Coupe
une Coupe en laquelle Vit la Source Mère.
Elle offre à celui qui s'enivre de ce Divin Nectar
d'être dans le Ce qui Est
et non dans ce qui paraît.
Cette Coupe est Faite des mains du Père
qui reçoivent celles du Fils
qui sur le Chemin du Retour
s'est Fait Homme de Lumière ...






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